Autrice camerounaise · Professeure d'espagnol

Sylviane DianaKembou

Une plume qui donne voix aux souffrances silencieuses, aux destins brisés — et à la lumière de celles et ceux qui se relèvent.

Sylviane Diana Kembou à son bureau, tenant son roman « Le destin de Beka »
✦
Meilleure enseignanteAnnée scolaire 2025-2026
Découvrir

Biographie

Le pont des langues et des mots

Sylviane Diana Kembou est une femme de lettres et autrice camerounaise née le 25 avril 1994 à Bapa. Passionnée depuis son plus jeune âge par les mots et la diversité culturelle, elle a su transformer son amour des langues en un véritable pont vers la compréhension de l'autre et l'expression littéraire.

Guidée par sa passion pour les lettres et les cultures internationales, elle s'oriente vers des études supérieures en langues. Elle intègre la prestigieuse Université de Dschang, où elle obtient une Licence en Trilingue Espagnol. Ce cursus universitaire pointu lui permet de développer une fine maîtrise des mécanismes linguistiques et de nourrir son ouverture sur le monde.

L'année 2026 marque un tournant majeur dans son parcours avec son entrée officielle dans le paysage littéraire. Portée par une profonde sensibilité, elle publie simultanément deux romans, Le destin de Beka et Les larmes inaudibles, où elle explore avec finesse et acuité les vicissitudes de la condition humaine. Son écriture, à la fois raffinée et percutante, met en lumière les souffrances silencieuses, les trajectoires brisées, mais aussi la résilience des êtres face aux épreuves de la vie.

Grâce à son profil trilingue et son regard profondément humaniste, elle s'impose comme une voix émergente et prometteuse de la littérature contemporaine, capable de transcender les frontières par la force de ses récits.

Distinction Meilleure enseignante féminine 2025-2026

Professeure d'espagnol au lycée bilingue de Baham, elle a été distinguée meilleure enseignante féminine de l'année scolaire 2025-2026.

Parcours

  1. 1994

    Naissance à Bapa

    Le 25 avril, au Cameroun. Très tôt, la passion des mots et des cultures.

  2. Université de Dschang

    Licence en Trilingue Espagnol

    Une fine maîtrise des langues et une ouverture sur le monde.

  3. Enseignement

    Lycée bilingue de Baham

    Professeure d'espagnol, transmettre la langue et la curiosité de l'autre.

  4. 2025-2026

    Meilleure enseignante féminine

    Une distinction qui salue son engagement auprès des élèves.

  5. 2026

    Deux romans publiés

    Le destin de Beka et Les larmes inaudibles.

Couverture du roman « Le destin de Beka »
Roman · 2026

Le destin de Beka

Éditions Plumes de l'espoir

Fille d'un homme richissime, Beka rencontre à l'université Isaac, un étudiant brillant issu d'une famille modeste. Unis par le travail et l'ambition, ils se hissent ensemble en tête de leur promotion — mais leur lien doit rester secret, car le père de Beka n'a que mépris pour les démunis. Jusqu'au jour où les rumeurs finissent par l'atteindre…

On pouvait tout lui arracher mais pas ce tableau, c'était son quotidien ; c'était son espoir ; c'était Isaac en effet.
Lire l'extrait →
Le roman « Les larmes inaudibles »
Roman · 2026

Les larmes inaudibles

Éditions Plumes de l'espoir

Paule rejoint Sophie pour poursuivre ses études et rêve de devenir styliste en haute couture. Un soir, Fabien, élégant et généreux en promesses, s'invite à leur table. Mais derrière la galanterie, la jeune fille perçoit un regard qui la met mal à l'aise… Un roman sur les blessures qu'on tait et les cris que personne n'entend.

Paule sentit ce regard non pas séduisant comme cela en avait coutume d'être, mais plutôt comme un regard sournois.
Lire l'extrait →

Extraits

Entrez dans les récits

Quelques pages pour découvrir la plume de l'autrice.

Le destin de Beka

Extrait du roman

Beka avait rencontré à l'université Isaac, un camarade de fac avec qui elle avait débuté sa première année en SECO. Isaac était issu d'une famille modeste et était aussi intelligent que Beka. Ses habits bons marchés qu'il s'efforçait toujours à garder propres malgré les quelques trous qui laissaient entrevoir certaines parties de son corps n'empêchaient guère Beka, la fille du millionnaire, voire même milliardaire d'avoir de l'admiration pour lui. Connaissant l'idéologie de son père en ce qui concernait les démunis, elle avait tout fait pour garder leur relation discrète et sécrète et Isaac, lui, était consentant car lui aussi paniquait.

Ils étudiaient ensemble le plus souvent dans la chambre d'Isaac. Cette chambre dépourvue de tout ornement, mais propre. Il n'y avait pas de lit, seulement un vieux matelas qui faisait à peine 10cm de large étendu au sol comme un mendiant de la mort suppliant son prédateur qu'il l'achève pour le libérer de la souffrance. Isaac faisait des caramels qu'il vendait au quotidien pour concilier ses jours. Il avait pris soin de s'acheter un tableau qu'il avait collé sur son mur, ce qui lui servait à réviser ses cours. On pouvait tout lui arracher mais pas ce tableau, c'était son quotidien ; c'était son espoir ; c'était Isaac en effet.

Nos deux tourtereaux se retrouvaient dans cette chambre à chaque fois pour le tourmenter, ce tableau, avec des formules chimiques, des opérations mathématiques, les craies allant et venant d'un mouvement cadencé de la main. Et les résultats étaient visibles : quand l'un n'était pas major, il était deuxième de sa promotion et c'est ainsi qu'Isaac obtenait des bourses qui lui permettaient d'avancer au fur et à mesure jusqu'à l'obtention de son diplôme de Master II.

Entre temps les commérages autour de sa relation avec Beka commencèrent à se retentir, cela n'avait que trop duré et allait finir par se faire savoir. Quand la nouvelle parvint à Fabien… (la suite dans le roman)

Les larmes inaudibles

Extrait du roman

Sophie avait prévenu Fabien de l'arrivée de sa fille pour continuer les études avec elle. Alors, un soir vers 17 heures, elles entendirent frapper à la porte. C'était Fabien et Sophie l'invita à entrer. Son parfum impérialiste avait pris le contrôle de la maison. Il portait un jean bleu encore neuf, avec une chemise au col soigneusement cassé et le noir de ses cheveux lisses, dont la brosse à cirage avait permis d'en faire des vagues, lui donnait une allure croquante. Sur sa main scintillait une lumière vive provoquée par l'éclat de sa montre qui, fusionnant avec celle de sa bague en or, lui accordait une certaine prestance.

Ses pieds étaient honorés d'une paire de baskets de bonne marque, réservée à une certaine catégorie de personnes, appartenant à une certaine classe. Il entra et salua Sophie par un baiser sur la joue, ce qu'elle répondit par un sourire cristallin, flattée par la galanterie qui accompagnait son charme. Fabien ensuite remarqua la présence de Paule et s'approcha d'elle pour la saluer. Elle répondit avec gentillesse et le trouva aussi gentil en retour. Fabien engagea la conversation avec Paule, lui demandant son nom, son âge, ce qui lui plairait d'exercer comme métier plus tard.

Paule avait toujours rêvé de faire de la haute couture. A cette question, elle bondit vivement comme s'il n'eût la poser, leur conversation tournerait en gambades inutiles. C'était l'occasion pour Paule de faire un dessin architectural présentant le plan de construction d'un avenir en couture, qui laissait paraître, de façon minutieuse toutes les étapes de couture depuis les fils et la machine jusqu'à la réalisation des costumes standards. S'il est certain que Fabien n'avait pas saisi la majorité de ses explications, du moins par l'expression de son visage et des gestes qui accompagnaient les arguments, il était convaincu du fait que ce métier lui tenait vraiment à cœur. Il lui promit de l'aider à réaliser ses rêves, pourvu qu'elle travaille durement à l'école pour réussir à ses examens.

Sophie était en train de finir sa cuisson, le ragoût de pommes de terre et leur conversation fut soudainement interrompue par deux plats de nourriture à eux servis. Paule prit son plat et alla s'installer sur un pouf qui était placé dans un coin du salon. Fabien, lui, se rapprocha de Sophie sur la table et ils discutaient en dégustant le délicieux plat. Pendant un moment, Fabien tourna son regard vers Paule, lui souhaitant un bon appétit. Elle répondit en hochant la tête, mais Fabien garda son regard sur elle de façon prolongée. Paule sentit ce regard non pas séduisant comme cela en avait coutume d'être, mais plutôt comme un regard sournois. Que pouvait-il bien y avoir dans son crâne ? (la suite dans le roman)

Mettre en lumière les souffrances silencieuses, les trajectoires brisées, mais aussi la résilience des êtres face aux épreuves de la vie.

Sylviane Diana Kembou

Contact

Commander un roman, rencontrer l'autrice

Pour acheter Le destin de Beka ou Les larmes inaudibles, organiser une séance de dédicace, une rencontre en milieu scolaire ou une interview, écrivez directement à l'autrice sur WhatsApp.